Environ 95 000 personnes exercent le métier de maçon en France. Avec les demandes immobilières qui ne cessent de s’accroître, ces professionnels ne peuvent pas assurer tous les projets. C’est pour cette raison que les entreprises du secteur du bâtiment recrutent des artisans en maçonnerie. Pour pouvoir travailler en tant que maçon, il est indispensable de remplir certains critères. Explorons ensemble les points essentiels à savoir pour pouvoir devenir maçon.

Ce qu’il faut savoir sur le métier de maçon

Les missions d’un maçon

Les missions du maçon sont assez nombreuses. Il s’assure principalement de la durabilité et de la robustesse d’un bâtiment en réalisant des travaux de maçonnerie de qualité. On entend par travaux de maçonnerie la réalisation des gros œuvres, c’est-à-dire la pose des fondations, le montage des murs porteurs et des cloisons à l’aide d’un liant ainsi que l’installation des planchers. De plus, il crée toutes les ouvertures au sein du bâtiment. Dans ce cadre, il doit respecter les plans de construction dessinés par l’architecte.

L’artisan maçon s’occupe également du bétonnage, des coffrages, des moules, de la pose des armatures en fer, et du coulage de bétons. Outre cela, ce professionnel est responsable de l’étanchéité du bâtiment, de son isolation thermique et sonore, et applique les enduits sur toutes ses surfaces (intérieures et extérieures.).

Important : dans certains cas, le maçon professionnel assure le rôle de charpentier et de couvreur. Cela requiert, cependant, une maîtrise parfaite, et un savoir-faire nécessaire des missions complexes de chaque métier.

Les compétences et qualités à avoir pour devenir maçon

Afin de pouvoir devenir maçon, l’intéressé doit maîtriser certaines compétences et qualités. Celui-ci doit principalement :

  • avoir une connaissance parfaite des dernières normes imposées par le gouvernement. Les bâtiments construits seront respectueux de l’environnement, et les propriétaires ne risquent pas d’avoir des problèmes.
  • savoir lire les plans techniques de construction pour respecter les attentes des clients et éviter les erreurs de construction.
  • connaître toutes les consignes de sécurité dans les chantiers. Cela permet d’éviter les accidents.
  • maîtriser l’utilisation des divers outils tels que le fil à plomb, la bétonnière, ou la truelle.
  • être habile de ses mains. Plusieurs outils doivent être maniés, et chaque geste doit être précis.
  • être capable de respecter les délais d’achèvement des travaux. Savoir organiser, planifier et anticiper les imprévus sont des qualités supplémentaires à avoir.
  • avoir une bonne condition physique. Étant donné que les activités de maçonnerie sont fatigantes, l’artisan maçon doit être en bonne santé, avoir assez de force pour soulever les matériaux, et ne pas avoir des antécédents de maladies des articulations et/ou cardiaque.
  • savoir travailler en équipe. La communication entre collaborateurs contribue à améliorer les performances, à économiser les ressources.
  • avoir le sens des responsabilités et de l’initiative. Le maçon doit également être digne de confiance.
  • être polyvalent. Il faut savoir toucher à tout lorsqu’on est maçon. Maîtriser de nombreuses techniques sont donc de mise pour pouvoir faire avancer le chantier.
  • avoir le sens du relationnel. Le maçon est amené à échanger avec les clients. Il doit donc être en bons termes avec eux, savoir expliquer le déroulement des travaux, et répondre à leurs attentes pour mieux les satisfaire.
  • être disponible. La disponibilité fait partie des critères appréciés par les entreprises de construction, et permet de faire pencher la balance en faveur de l’intéressé.

Les avantages et inconvénients du métier de maçon

Travailler en tant qu’artisan maçon présente quelques avantages. Le poste est très recherché par les entreprises de bâtiment, d’autant plus qu’il ne requiert pas un niveau d’études hors normes. En gagnant de l’expérience, la rémunération devient plus intéressante, ce qui n’est pas un point à négliger.

Les conditions de travail d’un maçon sont, toutefois, pénibles. Les services du professionnel sont souvent sollicités en week-end, ainsi que durant les jours fériés. De plus, le maçon met à l’épreuve son corps tous les jours, avec les charges lourdes à porter, et les postures peu confortables à adopter pour une bonne réalisation des travaux.

Les formations à suivre pour devenir maçon

Suivre une formation dans le travail de la maçonnerie est nécessaire pour pouvoir devenir maçon. Il existe d’ailleurs plusieurs types de formation.

Le CAP maçon

Cette formation débute après le passage en collège, et dure pendant deux années consécutives. Deux options d’apprentissage s’offrent à l’étudiant : étudier à temps plein ou à temps partiel. Cette dernière lui permet d’acquérir en même temps de l’expérience, et de s’insérer plus facilement dans la vie active.

Poursuivre sa formation est possible après le CAP maçon. L’étudiant peut, par exemple, tenter d’obtenir le Bac ou le Brevet professionnel en deux ans.

Le BTS bâtiment et maçonnerie

Le BTS en bâtiment est accessible pour ceux qui ont réussi l’examen du Bac ou Brevet Pro. Avec ce diplôme en poche, les entreprises confieront plus de responsabilités au maçon. Outre la réalisation des gros travaux, nous pouvons également mentionner la préparation des chantiers, ainsi que le suivi et la gestion des équipes de maçonnerie.

Le Bac Professionnel Technicien du Bâtiment

Cette formation se poursuit en trois ans ou en deux ans si l’étudiant possède déjà un CAP maçon. Elle permet d’acquérir les bases de la construction durable, soit l’organisation et la réalisation des grands travaux. À la fin des années d’études, l’étudiant obtiendra un diplôme national, et sera parfaitement apte à s’insérer dans le domaine professionnel.

Le Brevet Professionnel de maçonnerie

Ce type de formation est une combinaison de la formation classique suivie à l’école et la formation technique en maçonnerie. Le français, les mathématiques ainsi que les pratiques du métier de maçon sont abordés durant les deux années de formation.

Quelle formation suivre dans le cadre d’une reconversion professionnelle ?

Si l’intéressé a auparavant travaillé dans un autre domaine, et souhaite se reconvertir en tant qu’artisan maçon, il est possible de suivre une formation qualifiante. Pôle Emploi propose, par exemple, des formations certifiantes en maçonnerie. Afin de faciliter la transition, les cours se déroulent principalement en ligne, et les cours du soir sont privilégiés.

D’autres organismes tels que l’AFPA ou GRETA proposent également des formations du métier de maçon pour les adultes. Il est nécessaire de consulter leur site respectif pour voir les conditions et le déroulement de la formation proprement dite.

Que faire si l’intéressé a de l’expérience, mais ne possède pas de diplôme ?

Certains parcours sont atypiques. Quelques personnes ont pu exercer (et exercent toujours) le métier de maçon sans avoir obtenu un diplôme. Dans ce cas, il est possible de demander une reconnaissance de qualification professionnelle par le biais de la Validation des Acquis par l’Expérience ou VAE. L’intéressé doit, toutefois, avoir à son actif au moins trois années d’expérience, sans quoi il devra suivre l’une des formations que nous avons expliquées plus haut.

Le métier de maçon : un métier d’avenir

Être maçon offre de nombreuses perspectives intéressantes que ce soit au niveau du salaire ou de l’évolution de la carrière.

Le salaire

Il faut savoir que le salaire d’un artisan maçon varie en fonction de ces facteurs :

  • son expérience dans le domaine de la maçonnerie
  • la région d’implantation de la société.

Quel que soit le domaine d’activité, les entreprises valorisent l’expérience des employés. Le maçon est, en effet, rémunéré en fonction de son expertise. Pour un maçon débutant (avec une expérience d’un an), le salaire brut mensuel moyen est de 1 500 €. Après cinq années d’exercice, cela passe à environ 1 900 € brut le mois. Le maçon passera uniquement la barre des 2 200 € à 2 600 € par mois après plus de 10 ans d’expérience.

La région où le maçon travaille contribue également à la détermination du salaire. Ceux qui travaillent en Île-de-France ainsi que dans les zones Sud-Est de France sont les plus rémunérés, soit environ 1 700 € brut le mois. Ces régions regroupent, d’ailleurs, plus de 16 % des maçons en France.

À savoir :le salaire d’un maçon entrepreneur est généralement plus élevé que celui d’un salarié. Ses services sont généralement tarifés à l’heure ou à la journée. Nous pouvons compter environ 50 € de l’heure et entre 300 et 400 € la journée. En d’autres termes, le maçon indépendant peut gagner jusqu’à plus de 5 000 € le mois, à condition qu’il trouve des contrats importants.

Les débouchés et évolution de carrière d’un maçon

Un maçon peut parfaitement évoluer dans sa carrière. Lorsqu’il a acquis des années d’expérience au sein d’une ou plusieurs entreprises de bâtiment, il lui est possible de passer au niveau supérieur en devenant chef d’équipe ou chef de chantier. Grâce à ses connaissances du terrain et à son savoir-faire, il pourra diriger les jeunes artisans qualifiés.

S’orienter vers l’entrepreneuriat est également une option pour un maçon aguerri. Avec quelques notions de management d’entreprise et de comptabilité, il pourra se mettre à son propre compte et ouvrir sa société de maçonnerie. L’entreprise qui l’emploie peut également lui proposer de la reprendre ou de la diriger.

Grâce à ces points mentionnés plus haut, le futur maçon pourra planifier et démarrer son projet le plus efficacement possible.

Travailler en tant que maçon : nos conseils pour débuter

Afin de décrocher votre premier job de maçon, nous allons vous donner quelques informations qui vous aideront à commencer à travailler dans le domaine.

Le CV : comment le rédiger ?

Concevoir un CV maçon attrayant est important. Donnez-lui un aspect professionnel en faisant attention à sa mise en page et à sa structure. La mise en page doit être simple en utilisant une police de caractère lisible, des couleurs sobres et différentes parties et rubriques séparées à l’aide de sauts de lignes. La structure doit être organisée afin de faciliter au recruteur sa lecture et aider à identifier rapidement les différentes parties.

Titrez votre curriculum vitae maçon en indiquant en haut de celui-ci votre spécialité : “Maçon traditionnel”, “Maçon coffreur” ou bien encore “Maçon Voirie et réseaux divers (VRD)”. Vous annoncez ainsi au recruteur pour quel poste vous postulez en lui facilitant le travail de consultation. Juste en dessous du titre, mettez également un paragraphe dans lequel vous vous présentez, en soulignant brièvement et au choix vos expériences et compétences, votre spécialité et vos souhaits relatifs au poste.

Valorisez vos compétences en les faisant correspondre au poste que vous visez. Listez-les afin de permettre au recruteur de rapidement identifier vos points forts. Citez et détaillez les techniques acquises lors des stages suivis. Pour chacune d’elles, mettez en amont le nom de l'établissement et la date correspondante.

Et la lettre de motivation ?

Pour votre lettre de motivation maçon, vous devez adapter celle-ci à votre profil. Commencez par vos diplômes et formations. Puis, parlez de vos compétences de façon détaillée et précise en mettant en avant votre rigueur et précision, votre bonne condition physique, vos qualités relationnelles et votre disposition à travailler en équipe. Enfin, évoquez votre grande disponibilité qui fait bien souvent la différence.