Les personnes qui cherchent des emplois saisonniers sont souvent des jeunes qui n’ont pas beaucoup d’expérience. Dans ce cas, il est judicieux de focaliser le CV soit sur la formation universitaire, mais surtout sur les compétences développées et les centres d’intérêt. Ainsi, même au début de son parcours professionnel, le candidat peut valoriser certains points clés pour faciliter son recrutement.

Pourquoi faut-il avoir recours à un modèle de CV de saisonnier ?

Les saisonniers ont en général peu de diplômes et des expériences assez courtes. Il est important d’adapter son CV en fonction du poste recherché. Plutôt que de présenter un catalogue de ses emplois passés (si c’est le cas), mieux vaut se concentrer sur deux ou trois expériences vraiment significatives pour sa candidature.

Comment rédiger son CV de saisonnier ?

Il est conseillé de suivre quelques règles basiques pour obtenir le CV le plus pertinent possible face au recruteur. Les informations clés doivent y figurer de façon claire et précise. Pour des emplois saisonniers dans des domaines très différents, le candidat devra adapter son CV, notamment au niveau de la partie expériences et compétences pour ne mettre en avant que les éléments intéressants pour l’emploi voulu.

Les coordonnées

Les coordonnées comprennent le nom et le prénom. On peut y ajouter sa date de naissance. Certains emplois de saisonniers sont effectivement ouverts aux mineurs, mais il est nécessaire que le recruteur soit au courant dès le départ si c’est le cas du candidat. Un élément souvent important dans les jobs saisonniers est de savoir si la personne a son permis de conduire. Cela peut être un critère déterminant dans le recrutement. Il est aussi essentiel de mettre ses informations de contact : téléphone et adresse mail, par lesquels pourra se poursuivre le processus d’embauche.

Le profil

Dans la partie profil, le candidat doit mentionner le type de métier recherché. En lisant ces quelques phrases d’introduction, le recruteur sait déjà s’il a un poste de ce type à confier au candidat en fonction de cette première description. Comme il s’agit d’emplois saisonniers, il est pertinent d’indiquer dès le premier paragraphe ses dates de disponibilités.

Le design et la mise en page

Il faut mieux opter pour une mise en page classique et simple. Ne pas hésiter à bien aérer son CV, notamment si le contenu n’est pas très dense, afin d’éviter d’avoir une partie du CV vide. Le document ne doit dans tous les cas pas faire plus d’une page.

En termes de design, on peut ajouter des touches de couleur pour le rendre plus dynamique, mais tout en restant le plus sobre possible. Les éléments clés pourront également être mis en valeur avec l’utilisation d’une police en gras.

Exemples de CV de saisonnier

On peut consulter différents CV de saisonnier en ligne afin de voir les présentations qui semblent les plus pertinentes. En termes de rubrique, il faut en général respecter cet ordre.

L’en-tête

C’est la partie à soigner, car elle va déterminer la première impression du recruteur. Si le saisonnier décide de mettre une photo, elle doit montrer son sérieux et son dynamisme. Le titre du CV doit indiquer clairement le type de poste recherché, et sur quelle durée.

L’expérience professionnelle

Elle doit être présentée par ordre chronologique, de la plus récente à la plus ancienne. Pour les saisonniers postulant à un premier job et n’ayant encore que peu d’expériences, on peut citer éventuellement les stages ou activités associatives afin d’étoffer un peu cette section. Au contraire, pour les saisonniers ayant de nombreux emplois à leurs actifs, il peut être nécessaire de faire le tri. Dans ce cas, le candidat ne garde que les expériences en lien avec le poste à pourvoir, ou montrant les qualités requises pour la position souhaitée. Chaque expérience doit indiquer le nom de l’entreprise, la durée de l’embauche et mettre en avant les missions principales effectuées (les trois ou quatre tâches principales).

Si les expériences passées n’ont aucun rapport avec le job de saisonnier, il est préférable de ne pas les mentionner, sous peine de donner l’impression au recruteur de lui faire perdre son temps.

Les formations et les diplômes

Il faut indiquer toutes les certifications et les éventuels diplômes obtenus. Pour les étudiants, on peut mentionner la formation en cours et le niveau d’étude actuel. On peut ajouter ses certifications en langues étrangères, notamment si l’emploi est en lien avec le secteur du tourisme. Ou bien encore, mentionner le BAFA ou d’autres diplômes dans le domaine du secourisme et de l’encadrement si ce sont des faits utiles, pour l’environnement dans lequel le candidat veut postuler.

Certains emplois saisonniers ne nécessitent cependant aucune qualification.

Les compétences

Cette partie est importante, notamment pour les personnes n’ayant encore que peu d’expériences. Il faut ici argumenter sur ses points forts et ses qualités qui rendent sa candidature pertinente. Cette partie doit rester cohérente avec la totalité du CV. Les compétences seront développées seulement si elles sont en lien avec le type de poste saisonnier souhaité. Par exemple, dynamisme, organisation, sens des responsabilités s’il s’agit d’encadrements de jeunes. Ou bien encore aisance relationnelle, adaptabilité et sens du service pour des métiers dans l’hôtellerie ou la restauration. Les qualités et points forts du candidat doivent être choisis en fonction de l’emploi saisonnier visé.

Les centres d’intérêt

Dans cette partie, on développe ses hobbies, en essayant de faire le lien avec le métier de saisonnier souhaité. Par exemple, pour un poste d’animateur, la pratique d’un sport collectif, d’une activité artistique ou musicale peut constituer un avantage. Pour un emploi dans un centre nautique, il est pertinent d’indiquer si on est passionné de voile, son niveau et les éventuelles expériences dans ce domaine. Pour les postes en lien avec le tourisme, mentionner ses propres voyages (sans faire non plus une liste exhaustive de tous les pays visités) peut être un plus. Cela montre la capacité du saisonnier à comprendre les problématiques liées à l’accueil ou l’accompagnement des voyageurs.