La Suisse se trouve juste à côté de la France et, pourtant, lorsqu’il s’agit préparer un dossier de candidature pour postuler à un emploi, il est important de prendre en compte certaines spécificités de ce marché, pour bien répondre aux attentes des recruteurs. Dans les principales lignes, les Curriculum vitae suisse et français sont ressemblants, avec une structure proche et un objectif commun : l’obtention d’un premier entretien d’embauche. Mais analysons de plus près les principales différences et les critères qui devront mériter toute votre attention si vous envisagez une expatriation vers Zurich, par exemple.

Les principales différences entre un CV suisse et un CV français ?

Préparer votre départ

Avant de vous expatrier en Suisse, un pays qui présente un faible taux de chômage et une bonne qualité de vie, il convient de vous informer correctement sur les formalités nécessaires :

  • Définissez vos motivations et votre projet professionnel.
  • Étudiez les aspects administratifs et légaux du marché suisse.

Prenez contact avec l’administration cantonale ou le service des étrangers de la commune et demandez un permis de travail en fonction de la durée de résidence prévue.

Adapter votre CV

Le CV suisse se compose des rubriques traditionnelles du CV français, mais il convient d’apporter des précisions qui peuvent aider à une meilleure compréhension du profil professionnel et académique. Dans le cas contraire, le recruteur pourra ne pas comprendre vos aptitudes et délaisser votre candidature au profit d’une autre.

Que contient un CV suisse ?

Voyons à présent plus en détail les différentes rubriques du CV suisse, classées par ordre d’importance.

Les informations personnelles

En France, les candidats sont tenus de n’indiquer les informations personnelles que strictement nécessaires, c’est-à-dire le nom, l’adresse et un email ou un numéro de téléphone. Ceci permet d’éviter tout risque de discrimination lié à l’âge, la nationalité ou la situation familiale. Pour la Suisse, la règle n’est pas tout à fait la même. Sachez qu’en Suisse, les étrangers représentent plus de 20 % de la population résidente. Il est alors recommandé d’indiquer la nationalité, car l’employeur devra posséder toute la documentation nécessaire, notamment le permis de travail.

L'objectif

Indiquer un objectif professionnel dans un CV n’est pas une obligation, mais il s’agit d’une rubrique très appréciée des recruteurs. En un court paragraphe, résumez votre parcours professionnel, indiquez le poste auquel vous postulez et formulez la pertinence de votre candidature pour le poste en question.

L'expérience professionnelle

La rubrique liée à l’expérience professionnelle est celle qui est la plus importante aux yeux des recruteurs. Alors, prenez le temps de la rédiger soigneusement, en prenant soin de mentionner les informations suivantes :

  • Les dates des postes occupés, du plus récent vers le plus ancien.
  • Le nom de l’entreprise.
  • La désignation du poste occupé.
  • La liste des principales tâches et responsabilités. Afin d’apporter plus de crédibilité à cette section, n’hésitez pas à indiquer vos principaux succès et résultats. Les données chiffrées sont appréciées des recruteurs.

Les formations et les équivalences

Dans cette rubrique, vous devrez résumer votre parcours académique, en indiquant par dates :

  • L’intitulé du diplôme obtenu.
  • Le nom de l’établissement d’enseignement.
  • La note finale et les mentions reçues.

Les compétences

Les compétences sont des « savoir-être » et « savoir-faire » acquis en plus du parcours académique et de l’expérience professionnelle. Voici le type de compétences qui intéressent généralement les recruteurs :

  • L’aisance avec les outils informatiques, notamment Windows, les moteurs de recherche comme Google, certains logiciels, les réseaux sociaux.
  • La facilité à communiquer dans des langues étrangères.
  • Les soft skills. Il s’agit de qualités comportementales qui peuvent être fondamentales dans une organisation, telles que : le dynamisme, les capacités organisationnelles, de gestion du temps et des personnes.

Les références

Cette rubrique n’est pas très habituelle dans les CV français, mais si vous connaissez quelqu’un qui travaille dans l’entreprise où vous postulez et qui y tient une position hiérarchique importante, il convient de l’indiquer. Il s’agit d’un gage de confiance généralement apprécié des recruteurs. Évidemment, vous devrez connaître parfaitement la personne indiquée comme référence et la prévenir, pour que celle-ci puisse parler favorablement de vos compétences, si besoin.

Le nombre de pages et le format

Alors qu’en France il est préférable de présente un document concis, idéalement de la taille d’une feuille, A4 voire de deux s si le profil est de type sénior avec une expérience professionnelle considérable, nos voisins suisses ne voient pas d’inconvénient à recevoir un CV plus étoffé, sous deux conditions :

  • Si les années d’expérience professionnelle du candidat le justifient.
  • Si la diversité des tâches et technicité du travail nécessitent certains détails qu'il convient de développer. Votre CV devra donc comprendre entre 1 et 3, voire 4 pages au maximum.

La maitrise de la langue

En Suisse, trois langues officielles sont parlées en fonction des cantons : le français, l’allemand et l’italien. Certaines régions parlent même une langue propre, le romanche. En outre, dans le canton de Genève, de nombreuses entreprises anglo-saxonnes sont implantées. Savoir parler plusieurs langues est donc incontestablement un grand avantage. Ne vous limitez pas à indiquer les langues parlées, referez-vous au cadre européen commun de référence pour les langues pour apporter de la crédibilité à vos informations.

Modèles et exemples de CV pour un CV suisse

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la rédaction d’un CV pour la Suisse, procurez-vous un modèle de CV disponible en ligne à partir d’une simple recherche sur Google. Certains modèles sont disponibles gratuitement, d’autres en fonction d’un paiement, qui peut aller jusqu’à une vingtaine d’euros.

Les questions les plus fréquentes

Comment être plus efficace dans la rédaction de la rubrique expérience professionnelle ?

Mettez-vous à la place du recruteur suisse, qui pourra ne pas connaître les entreprises de votre parcours. Il est donc nécessaire d’apporter le maximum d’indications comme le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et son lieu d’emplacement.

Et dans la rédaction de la rubrique formations ?

Une fois encore, pensez au recruteur suisse qui ne connaît pas forcément tous les cursus universitaires français. Apportez des informations concrètes sur vos diplômes pour faciliter les équivalences avec le système suisse. De plus, bannissez les sigles et les abréviations.