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Devenir mécanicien

La machine remplace progressivement l’humain depuis la révolution industrielle initiée à la fin du 19e siècle et permet de faciliter l’accomplissement des tâches jusqu’ici les plus pénibles. Cette tendance s’accélère aujourd’hui et la mécanisation générale du travail a donné naissance au métier de mécanicien. Quelles sont à l’heure actuelle ses prérogatives et comment se former à ce métier ?

Qu’est-ce qu’un mécanicien ?

Le mécanicien, pilier de la maintenance des véhicules

La mécanique requiert des savoir-faire qui appartiennent à la fois au domaine de la science et au domaine de l’art. Elle est appliquée de manière très concrète pour la maintenance des véhicules qui émaillent notre quotidien. Loin de ne se restreindre qu’au domaine de l’automobile, la mécanique est utilisée dans tous les secteurs économiques où la main de l’homme peut être, sinon remplacée, du moins optimisée et sublimée par l’utilisation d’une machine. La mécanique peut être assimilée à un art, car, au-delà de la théorie technique, elle implique des compétences manuelles et surtout une parfaite connaissance du jeu, principe fondamental de l’interaction des pièces et des composants d’un véhicule, sans lequel la friction paralyse n’importe quel système.

Le rôle d’un mécanicien

Le rôle premier d’un mécanicien est de réparer les véhicules en panne, après avoir effectué un diagnostic technique, et de leur rendre leur mobilité. Il est aussi en charge de l’entretien régulier, qui permet justement d’éviter toute réparation prématurée. C’est un expert de son domaine qui est capable de détecter immédiatement le problème à corriger et d’identifier les pièces de rechange nécessaires aux réparations. Le mécanicien assure une veille technologique qui lui permet d’être informé en permanence des nouvelles évolutions techniques et de se former le cas échéant à la maîtrise de nouveaux systèmes ou de nouveaux composants. Il évolue dans un cadre professionnel pluriel, qui n’est plus seulement centré sur la mécanique pure. À ce titre, il participe à l’accueil et à l’accompagnement de ses ses clients en fournissant un service de bout en bout, de la prise en compte administrative d’un véhicule jusqu’à la facturation et au paiement final de la prestation qu’il a effectuée. Il est également parfaitement au fait des chaînes d’approvisionnement logistiques des divers composants et pièces de rechange qu’il est amené à utiliser. Sa connaissance des particularités de chaque véhicule lui permet en outre de savoir identifier des pièces polyvalentes, compatibles et faciles à trouver sur le marché.

Quelles sont les spécialisations possibles pour un mécanicien ?

Il n’existe que quelques termes différents pour décrire le métier de mécanicien, dont notamment technicien automobile, mécano ou garagiste. Il est plus simple de distinguer les différents domaines d’exercice de la mécanique par leurs spécialisations particulières. Les plus courantes sont :

  • Le mécanicien automobile : il est spécialisé dans les véhicules légers, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
  • Le mécanicien motocycles : son expertise s’applique à la moto, au scooter et même parfois au vélo.
  • Le mécanicien motorisation : il est expert dans les moteurs et la propulsion des véhicules. Il connaît à ce titre leurs particularités en fonction du carburant utilisé.
  • Le mécanicien hydraulique : son champ de compétences s’étend à la mécanique des fluides, utilisée pour les systèmes de freinage, les embrayages, la direction assistée et la transmission.
  • Le mécanicien poids lourds : expert des véhicules de transport de marchandises ou de transports en commun. Il peut avoir une spécialisation particulière pour les gros porteurs, les camions frigorifiques et les citernes.
  • Le mécanicien spécialiste des remorques : il peut dépanner tous types de remorques, tant pour les particuliers que pour les remorques de camion super poids lourds.
  • Le mécanicien agricole : très recherché, ce spécialiste dépanne les tracteurs, les moissonneuses ou tout engin utilisé en agriculture.
  • Le mécanicien engins de BTP : également très recherché, ce mécanicien possède les compétences pour la réparation des grues, des pelles, des concasseurs ou tout autre engin de chantier.
  • Autres spécialisations possibles et moins communes : mécanicien pour voitures anciennes, de luxe ou de courses, mécanicien pour engins militaires blindés, mécanicien pour aéronefs ou mécanicien servant de groupe électrogène.

Quelles sont les qualités essentielles pour un mécanicien ?

  • Savoir diagnostiquer rapidement une panne
  • Savoir réparer une panne suite à un diagnostic
  • Connaître les chaînes d’approvisionnement en ingrédients, en pièces détachées et en composants électroniques
  • Avoir des notions en électricité, en électronique et en physique générale
  • Savoir utiliser de nombreux outils
  • Posséder une capacité de travail manuel développée
  • Connaître les règles de santé et de sécurité au travail
  • Être rigoureux, autonome et polyvalent
  • Avoir une bonne condition physique et accepter la pénibilité du travail
  • Savoir travailler en équipe
  • Savoir développer son sens de la communication
  • Dans l’idéal, être en possession du permis de conduire correspondant à sa spécialisation
  • Dans l’idéal, détenir le diplôme de prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1)

Comment devenir mécanicien ?

Par une formation scolaire de l’éducation nationale

Le métier de mécanicien est très attrayant pour les jeunes qui souhaitent exercer un métier manuel. L’État propose de nombreuses formations diplômantes, souvent en alternance, à tous les niveaux de scolarité, dans les lycées professionnels, les centres de formation en apprentissage (CFA) ou des instituts étatiques spécialisés.

Le certificat d’aptitude professionnelle (CAP)

Le CAP mécanique peut être obtenu en deux ans dès la fin du collège. Formation en alternance, il enseigne aux élèves à élaborer un diagnostic rapide et à procéder aux réparations adéquates. L’intitulé exact de ce CAP est « CAP maintenance des véhicules automobiles » et peut être assorti d’une option comme « voitures particulières », « véhicules de transports routiers » ou « motocycles ». L’obtention du CAP peut être accompagnée d’une spécialisation, dite « mention complémentaire » (MC), par exemple en motorisation diesel, en maintenance des systèmes hydrauliques ou électroniques, en mécanique agricole ou encore en mécanique de course automobile.

Le baccalauréat professionnel (BACPRO)

Cette formation est également proposée dès la sortie du collège. Elle dure en revanche trois années, souvent en alternance, et dispense des savoir-faire plus poussés qu’en CAP. Des modules d’enseignement supplémentaires décrivent le monde de l’entreprise, l’écosystème professionnel d’un mécanicien et exposent des notions de gestion en logistique et en approvisionnement. Ce BACPRO s’intitule officiellement « maintenance des véhicules » et se décompose comme le CAP en trois options particulières. Il existe une passerelle entre les deux diplômes, qui permet à un titulaire de CAP de raccrocher un BACPRO en deuxième année d’enseignement.

Le brevet de technicien supérieur (BTS)

Tout titulaire d’un baccalauréat peut postuler pour suivre une formation en BTS. La formation dure deux ans pour les titulaires d’un BACPRO du domaine automobile et trois ans pour les titulaires d’un autre baccalauréat, car elle comporte une année de mise à niveau. L’enseignement en BTS est assorti de modules de mathématiques et de physique appliquées à l’automobile, et également des modules de commerce pour la vente de voiture et la gestion d’entreprise.

La licence pro

La licence pro « maintenance et technologie » est un titre universitaire « bac +3 » délivré par des IUT ou des universités spécialisées. Elle est accessible après le bac pour une formation de trois ans ou à l’issue d’un BTS pour une formation d’un an. La licence pro ouvre plus de perspectives professionnelles que les autres diplômes, notamment pour postuler dans les grands groupes de production automobile.

En candidat libre

Le métier de mécanicien peut également être exercé après l’obtention d’un « certificat de qualification professionnelle (CQP) » ou une « validation des acquis d’expérience (VAE) », qui sanctionnent une formation personnelle à distance ou une expérience professionnelle particulière.

Quelles sont les perspectives professionnelles pour un mécanicien ?

Conditions de travail

Les conditions de travail d’un mécanicien sont très souvent assez difficiles. Même si le régime horaire n’est pas particulièrement contraignant, être mécanicien reste un métier physique, parfois dangereux selon la taille des véhicules et très exigeant en termes de concentration. Le régime horaire doit être négocié dans le contrat d’embauche avec l’entreprise choisie.

Rémunération

Un mécanicien gagne en début de carrière un salaire moyen qui varie entre 1300 et 1600 euros nets par mois, en fonction de son niveau de qualification, de son expérience et de ses diplômes. Ce salaire évolue avec le temps au gré des responsabilités et de la place dans la hiérarchie. Un chef d’équipe ou d’atelier est bien entendu mieux rémunéré que ses subordonnés. Il convient cependant de distinguer les gains d’un mécanicien salarié des gains d’un mécanicien à son compte.

Le mécanicien salarié

Il évolue dans un contexte professionnel assez normé, avec un parcours de carrière déjà tracé en fonction des responsabilités qui lui seront confiées. Son salaire peut atteindre environ 2500 euros par mois en fin de carrière, s’il négocie régulièrement l’emploi de ses compétences.

Le mécanicien à son compte

Le mécanicien autoentrepreneur ou chef d’entreprise possède le plus souvent un garage indépendant, dans lequel il travaille comme artisan à son compte. Le régime horaire n’est donc pas fixe et varie en fonction de la charge de travail du moment. Un mécanicien garagiste peut gagner jusqu’à plusieurs milliers d’euros par mois en fonction de la taille de son garage, de sa localisation et du volume de véhicule qu’il répare.

Comment postuler et décrocher un poste de mécanicien ?

Voici les étapes à suivre si vous souhaitez commencer à travailler en tant que mécanicien.

Préparez votre dossier de candidature de mécanicien

Afin de mieux vous connaître, l’entreprise visée a besoin de certains documents que vous devrez envoyer :

Ces derniers doivent établir les compétences techniques et humaines qui sont en adéquation avec le poste et apportent même une valeur ajoutée dans l’idéal. Il faudra constituer un CV clair et bien structuré, car gardez en tête que la personne qui se chargera de le lire ne lui consacrera que peu de temps. C’est pour cette raison qu’il est important de soigner sa présentation.

Le processus de recrutement d’un mécanicien

Après réception de votre candidature et si votre profil convient au poste, vous serez invité à un entretien. Lors de celui-ci, vous devez être convaincant en prouvant l'intérêt que vous portez à ce poste et en utilisant un langage professionnel et technique. La meilleure manière de réussir cette étape et de vous préparer à cette entrevue, notamment en vous entraînant devant votre miroir pour avoir une idée de l’effet que vous donnez ou devant vos proches par exemple.

Si vous êtes sélectionné, vous devrez bien souvent passer par une période d’essai au cours de laquelle vous aurez l’occasion de faire la démonstration de manière pratique de votre volonté sans faille de vous améliorer.

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